Spécial Halloween

Paraitrait-il qu’il y a un loup-garou qui rôde entre les villages de Saint-Siméon et Baie-Sainte-Catherine. Peut-être l’avez-vous déjà aperçu du coin de l’œil, qui sait? Vous devriez vous méfier la prochaine fois que vous vous aventurerez dans le secteur. À force de s’émerveiller et de se laisser emporter par la beauté des paysages de la côte charlevoisienne, on peut parfois vite baisser la garde ce qui laisserait le champ libre au loup-garou pour nous piéger facilement. Vous êtes toujours sceptique? Vous devriez vous renseigner auprès de la famille de Laure-Louise, la pauvre elle ne l’a jamais su, mais elle était tombée follement amoureuse d’un loup-garou. On le sait nous autres, ils nous l’ont dit!

© Tourisme Charlevoix, Bertrand Lemeunier

Vers les années 1800 à l’Échafaud-aux-Basques, un petit endroit paisible situé aux abords du fleuve entre Saint-Siméon et Baie-Sainte-Catherine, vivaient quelques dizaines de personnes. Les habitants de ce petit hameau subsistaient difficilement. Bon nombre d’entre eux étaient cultivateurs, mais le sol était plutôt pauvre rendant les choses très difficiles, ce qui les poussa éventuellement à déserter le village! Par contre, autrefois à l’Échafaud-aux-Basques, il y avait tout de même un bureau de poste et la postière était la gentille, quoiqu’un peu solitaire Laure-Louise. Apparemment, la jeune demoiselle trouvait parfois le temps long dans son petit village, imaginez-vous donc qu’il n’y avait pas beaucoup de courrier parce que la plupart des habitants ne savaient même pas écrire. Pour passer le temps, elle rêvassait à une vie palpitante et active dans un monde ailleurs, beaucoup plus rose que dans son village. Tout bascula pour Laure-Louise lorsqu’un jour, un jeune homme sauvé presque miraculeusement des glaces fit son apparition au village. Vous vous doutez bien que les filles de l’Échafaud-aux-Basques furent séduites rapidement par ce bel inconnu aux yeux couleur de mer, disaient-elles. L’étranger se rendait souvent au bureau de poste et ça aurait l’air que ça a tout de suite été le grand amour entre lui et Laure-Louise.

© Tourisme Charlevoix, Raphaël Bilodeau

Ce grand gaillard, dont personne ne connaissait le prénom, était pourtant très talentueux. Il partait souvent à l’aventure avec son amoureuse à bord de son canot pour ramener fièrement du gibier et ainsi combler l’appétit de toute la famille. Malgré tout, une question demeurait toujours en suspens: allait-il rester à l’Échafaud-aux-Basques avec sa belle Laure-Louise et enfin la demander en mariage? Pourtant, elle percevait dans ses yeux un regard triste qui semblait confirmer sa crainte, ce qui la rendait bien triste elle aussi.

Le soir venu, le bel étranger dansait avec passion, sur le plancher de danse il paraissait toujours infatigable. Laure-Louise était bien consciente qu’aussitôt que le vent commençait à hurler, l’inconnu semblait être appelé par une voix étrange et tout le monde sait que les vents soufflent souvent avec une puissance remarquable au village d’Échafaud-aux-Basques. Une nuit, à travers le bruit du vent, elle entendit un long appel ressemblant à une plainte humaine. Au lendemain, l’étranger demeura introuvable! Un vieux pêcheur du village remarqua pourtant des traces de pas qui se dirigeaient vers la côte, ces mêmes pas qui se transformaient peu à peu pour prendre la forme de traces de loup. Suite à cet incident, Laure-Louise ainsi que tous les habitants du village ne revirent plus jamais l’étranger et la malheureuse ne prit personne d’autre pour époux pour le restant de ses jours.

© Tourisme Charlevoix, Mélissa Girard

Curieusement, lors des fraîches nuits d’automne certains croient encore entendre l’appel de l’étranger. Apparemment, le loup-garou reviendra à nouveau, car il cherche toujours la pauvre Laure-Louise. En tout cas, si un jour vous tombez face à face avec le loup-garou, vous ne pourrez pas dire que vous ne vous y attendiez pas, on vous aura mis au courant!

© Société d’histoire de Charlevoix

Source: Serge Gauthier, 2002, Le loup-garou de l’Échafaud-aux-Basques, récupéré de http://encyclobec.ca/region_projet.php?projetid=274

2 commentaires pour “Spécial Halloween

  1. nous avons hate de pouvoir retourner dans Charlevoix ,nous nous ennuyons des beaux paysages et l’accueil que nous réserve les habitants de la région .Si la pandémie pourrait cesser vous allez nous revoir
    Jean-Noël et Francine Martineau

  2. C’est paysage sont d’une grande beautê. Je ne demeure plus dans Charlevoix mais je suis native de La Malnaie. MOmpère êtait propriêtaire de l’imprimerie de Charlevoix sur Ste, Etienne. NOis y retournons en famille tous les êtês Mamère est native deSt-Fidèle et mon père de Quêbec. J’ai håte à l’étê. MERCI D’AVOIR MIS CES PHOTOS SUR INTERNET

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