Pagayer en eaux vives!

Cet article fait partie d’une série de textes rédigés par des membres de l’équipe de Tourisme Charlevoix qui vous partagent leur passion pour la région. Cette semaine, Mylène Simard, coordonnatrice création de contenu, vous révèle ses secrets entourant les rivières de Charlevoix.

Native du magnifique village côtier de Petite-Rivière-Saint-François et descendante d’une grande famille de marins, ma passion pour l’eau ne date pas d’hier! J’ai passé ma jeunesse à jouer sur les galets, à courir jusqu’aux battures et à me baigner dans les eaux froides et salées du fleuve Saint-Laurent. Que de beaux souvenirs!

Bien qu’au cours des dernières années j’ai beaucoup voyagé et occupé des emplois de rêve; représentante à destination, GO dans un Club Med, directrice de vol pour une ligne aérienne, j’ai toujours su que je retournerais vivre dans ma région natale tant adorée, Charlevoix! L’omniprésence du fleuve, l’air salin, les impressionnantes montagnes aussi attrayantes en été qu’en hiver, les grands espaces, la quiétude… un alliage parfait pour trouver le juste équilibre entre un mode de vie actif et serein!

Ça fait maintenant plus de quatre ans que j’ai trouvé l’amour en une pierre deux coups : le grand amour, mais aussi l’amour pour le canot duo en eaux vives. Étant une fille active, à la fois à la recherche de sensations fortes et de tranquillité, le canot de rivière m’apporte tout ce dont j’ai réellement besoin pour passer une journée plus que parfaite.

Je suis privilégiée de passer autant de beaux moments en rivière; je me sens seule au monde, la trame sonore est composée du frémissement de l’eau filant à toute allure entre les obstacles et du doux son de la pagaie qui se fraie un chemin dans cette puissante masse d’eau. Les deux genoux bien ancrés au fond de l’embarcation, je suis souvent témoin et aux premières loges de scènes fascinantes; une envolée d’outardes, un majestueux aigle à tête blanche capturant un poisson, de minuscules cannetons tout ébouriffés emboîtant le pas de leur maman, la toute première baignade d’un mignon bébé orignal, un saumon effectuant un saut spectaculaire hors de l’eau… émerveillement à coup sûr.

Ce que j’aime particulièrement de ce sport, c’est que chaque sortie est différente. Les conditions de la rivière changent constamment selon la saison et le débit d’eau; fonte des neiges et pluie diluvienne, on obtient une rivière mouvementée, puissante et très technique; beau temps et sécheresse, on obtient une rivière plutôt calme, propice à la baignade et conciliante lors d’une erreur de manœuvre.

Dans Charlevoix, je pratique le canot de rivière principalement sur la rivière Du Gouffre à Baie-Saint-Paul et sur la rivière Malbaie, qui sont d’ailleurs toutes les deux reconnues pour la pêche au saumon.

Rivière Du Gouffre

Cette rivière à saumon encore sauvage, prend sa source au lac des Cœurs, dans le Parc national des Grands-Jardins et vient à la rencontre des eaux du Saint-Laurent au quai de Baie-Saint-Paul. La rivière Du Gouffre s’écoule dans une vallée formée de sable et d’argile et offre une descente dans un environnement diversifié autant forestier qu’urbanisé, lorsque l’on approche tranquillement de la ville de Baie-Saint-Paul.

La portion située de la jonction de la route 138 et l’entrée du village de Saint-Urbain jusqu’au quai de Baie-Saint-Paul est idéale pour les débutants et les familles. Le trajet couvre une distance totale de 25 kilomètres ponctué d’eau calme et de rapides relativement faciles.

*Possibilité de raccourcir le trajet selon le point de départ choisi.

© Tourisme Charlevoix, Mylène Simard

Rivière Malbaie

La rivière Malbaie, d’une longueur totale de 161 kilomètres, quitte les plus hauts sommets de l’arrière-pays, traverse les deux parcs nationaux ainsi que les municipalités de Saint-Aimé-des-Lacs et de Clermont pour finalement se jeter dans les eaux du fleuve Saint-Laurent à La Malbaie. Cette rivière, qui s’écoule au cœur de l’imposante vallée glaciaire, est reconnue pour la beauté incontestable de ses panoramas et la qualité de sa pêche au saumon. La rivière Malbaie se divise en plusieurs sections qui conviennent à différents niveaux.

Parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie – Secteur de l’Équerre (8 kilomètres – aller seulement)

À partir du centre de services Le Draveur, en amont du barrage des Érables, il est possible de louer une embarcation et de naviguer sur les eaux mortes au cœur de l’impressionnante vallée glaciaire. Dépaysement assuré! Pour vivre une expérience encore plus complète, ajoutez du camping sauvage à l’expérience en réservant au camping de l’Équerre.

© Tourisme Charlevoix, Mylène Simard

Parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie en aval du barrage des Érables à l’ancienne Passerelle des Américains (24 kilomètres)

C’est à partir de cette section que vous devez posséder votre propre embarcation ou faire affaire avec l’équipe de Descente Malbaie pour une descente de rivière mémorable en canot gonflable. Tout au long de la rivière Malbaie, mais particulièrement dans cette section, j’adore observer des pêcheurs qui font virevolter leur mouche dans de magnifiques fosses dans l’espoir de pêcher un saumon.

© Tourisme Charlevoix, Mylène Simard

L’ancienne Passerelle des Américains au Cran Martel, l’accueil de Saumon Rivière Malbaie (21 kilomètres)

J’ai un petit faible pour cette section, elle est très sauvage et les eaux sont tumultueuses. Pour naviguer dans cette portion de la rivière Malbaie, il faut être un pagayeur aguerri et posséder l’équipement adéquat. Oserez-vous traverser le seuil? La rivière Malbaie, bien que ce soit un secret bien gardé, est très prisée par quelques clubs de canot d’un peu partout à travers la province qui viennent, à l’occasion, y vivre une expédition formidable de canot-camping.

Du pont de Clermont au fleuve Saint-Laurent, à La Malbaie (9 kilomètres)

Facilement accessible, cette portion de la Rivière Malbaie longe le Parcours des Berges – Alexis le Trotteur de Clermont ainsi que le Camping Au Bord de la Rivière. Tout au long de votre descente, vous aurez probablement la chance de croiser quelques pêcheurs et marcheurs.

Amoureuse du plein air, autant en saison estivale qu’hivernale je suis adepte de nombreux sports.  À mes yeux, ce sont clairement les journées passées à pagayer et à naviguer dans les eaux tumultueuses de la rivière qui sont de loin les plus belles de l’année!

* Mise en garde: L’eau est un milieu hostile. Avant de s’aventurer sur une rivière, informez-vous des conditions. Habillez-vous en conséquence. L’équipement de sécurité de base et le port de la veste de flottaison est primordial en tout temps, peu importe les conditions.

** Ces deux rivières, comme bien d’autres rivières du Québec, demeurent des espaces fragiles, soyons conscient que nous avons la chance de poser les pieds dans un environnement sauvage et unique. Respectons-le et ne laissons aucune trace de notre passage.

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