Le majestueux fleuve Saint-Laurent

Le majestueux fleuve Saint-Laurent longe la région de Charlevoix du sud-ouest vers le nord-est. Il est omniprésent et appose sa signature sur les magnifiques paysages bien connus de Charlevoix. Bien qu’il amène souvent un vent de fraîcheur en saison estivale, il est d’une beauté exceptionnelle et une source de bien-être et de ressourcement pour plusieurs d’entre nous. À travers courants et marées, découvrons davantage tout ce qu’amène un imposant fleuve comme celui-ci dans une région, comme celle de Charlevoix.

© Francis Gagnon

Le Saint-Laurent, fleuve gigantesque et son estuaire forme avec les Grands Lacs un réseau hydrographique qui s’étend sur 3 058 kilomètres à l’intérieur de l’Amérique du Nord. Étant le plus important au Canada, il prend sa source dans le lac Ontario et s’écoule de Kingston jusqu’à Sept-Îles sur une distance de 1 197 kilomètres. Il a joué un rôle primordial dans les débuts de l’histoire du Canada en étant la route des explorateurs et le foyer principal de peuplement de la province de Québec.

© André-Olivier Lyra

De tous les cours d’eau sillonnant la planète, le « fleuve aux grandes eaux » fait partie de ceux qui donnent bien des maux de tête aux marins. Ce fleuve est une voie navigable dangereuse, avec de forts courants marins, des marées de plusieurs mètres, la présence d’imposantes glaces en hiver ainsi que les nombreux hauts-fonds. Les vieux loups de mer le savent indomptable et les jeunes capitaines le redoutent. Sur une distance de 480 kilomètres entre Les Escoumins et Montréal, la navigation nécessite donc des pilotes aguerris, qui connaissent les nombreuses particularités sur le bout des doigts. De Samuel de Champlain jusqu’aux actuels pilotes, tous sont d’accord pour dire que la navigation sur celui-ci n’est jamais tranquille. Le Saint-Laurent a la réputation d’être l’un des fleuves les plus difficiles à naviguer au monde.

À ce jour, le Saint-Laurent est la plus importante voie navigable commerciale du Canada ainsi qu’une source d’énergie électrique non négligeable en plus d’être une véritable beauté naturelle. La transition de l’eau salée à l’eau douce se produit dans la portion charlevoisienne, qui s’étend sur 112 kilomètres de Baie-Sainte-Catherine à quelques kilomètres en amont de Petite-Rivière-Saint-François. Depuis le golfe du Saint-Laurent jusqu’à Tadoussac, l’eau est salée et dans la région de Charlevoix, elle oscille plutôt entre moyennement et légèrement salée, elle se qualifie donc d’eau saumâtre. Dans la région, la teneur en sel est donc comprise généralement entre 1 et 30 g/l, contre 35 g/l qui est la moyenne pour l’eau de mer.

© Calvin Woodward

Dans Charlevoix, il est possible d’observer le mouvement des eaux qui montent et descendent deux fois par jour, ce que l’on appelle des marées semi-diurnes. Le cycle d’une marée, c’est-à-dire du moment qu’elle est basse, qu’elle monte et redevient basse est d’une durée d’un peu plus de 12 heures et en moyenne, les marées sont retardées de 50 minutes par jour. C’est dans le secteur de l’Isle-aux-Coudres que l’amplitude est la plus grande et que les courants causés par la marée sont les plus forts. À l’Isle-aux-Coudres, il peut donc y avoir jusqu’à 6,5 mètres d’amplitude entre la marée basse et la marée haute. La hauteur des marées est grandement influencée par la combinaison de l’action attractive du soleil et de la lune. Les plus grandes marées, appelées « les Grandes Mers » ont lieu au printemps en mai et à l’automne en octobre.

© Éric Coulombe

Dans Charlevoix, de nombreux repères visuels sont présents sur le fleuve, ils guident les bateaux et facilitent la navigation. D’ailleurs, le chenal, les eaux plus profondes, se situent du côté de la Rive-Nord, c’est la raison pour laquelle les bateaux naviguent près des côtes charlevoisiennes. La région est dotée d’aides à la navigation qui sont situées à des endroits stratégiques comme sur certains caps situés sur la rive et dans le fleuve sur des hauts-fonds. Les principaux phares de Charlevoix sont le Haut-Fond Prince situé à l’embouchure de la rivière Saguenay, ceux situés sur le Cap-de-la-Tête-au-Chien et le Cap-au-Saumon dans le secteur de Saint-Siméon et celui sur l’Isle-aux-Coudres.

L’omniprésence du fleuve Saint-Laurent dans Charlevoix permet à ses amoureux de profiter pleinement des nombreuses activités nautiques telles que l’observation et l’interprétation des mammifères et milieux marins, les croisières, le kayak de mer, le kitesurf, la pêche et bien plus encore. Par contre, avant de s’aventurer sur les eaux du fleuve Saint-Laurent, il faut détenir toute l’information nécessaire à la navigation et faire preuve d’une grande prudence en tout temps. D’ailleurs, les différents sites gouvernementaux sont des références très fiables afin de puiser cette information. La Garde côtière canadienne, le personnel des marinas ainsi que les gens locaux peuvent également être de bonnes sources informationnelles.

© André-Olivier Lyra

Au gré des saisons, cette étendue bleue en fait rêver plus d’un et embellit vivement les paysages de la région. Il demeure encore et toujours, ainsi que Jacques Cartier le disait, la « grande rivière du Canada ».

Source: Capitaine Jean-Jacques Simard

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